ÉTUDE DE QUELQUES BACTÉRIES PATHOGÈNES POUR LE CHEVAL ET/OU LES CARNIVORES DOMESTIQUES
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https://doi.org/10.54695/apmc.15.02.1551Résumé
L’examen bactériologique des prélèvements d’origine animale pose de nombreux problèmes aux laboratoires de diagnostic. La médecine vétérinaire s’intéresse à de nombreuses
espèces, domestiques ou sauvages, allant des mollusques (coquillages, escargots) ou des arthropodes (abeilles, vers à soie…)
jusqu’aux vertébrés supérieurs (primates non hominiens) en passant par les poissons, les reptiles et les oiseaux. Chacun de ces
animaux peut être infecté par des germes qui lui sont propres
et l’éventail des bactéries potentiellement pathogènes est très
large. Les élevages intensifs se caractérisent par la recherche
exclusive de hauts rendements chez des animaux de plus en
plus jeunes, soumis à une alimentation intensive et élevés en
grand nombre sur des espaces de plus en plus confinés. Au sein
de ces élevages, les grandes maladies sont bien maîtrisées mais
laissent la place à des infections médicalement peu graves mais
ayant des répercussions économiques importantes telles que des
retards de croissance. Ces infections sont généralement pluri
microbiennes et les résultats bactériologiques sont difficiles à
interpréter. La médecine des animaux de sport ou de compagnie,
moins astreinte aux contraintes économiques, peut faire appel à
toutes les techniques médicales, chirurgicales et thérapeutiques
y compris les plus modernes. L’animal malade, traumatisé, affaibli, voire immunodéprimé sera soumis à des techniques d’exploration invasives, il fera l’objet de soins intensifs et il pourra
contracter des auto-infections ou des exo-infections (dont des
infections nosocomiales et iatrogènes) provoquées par toute une
panoplie de germes plus opportunistes que véritablement pathogènes. Paradoxalement, les propriétaires ne sont pas toujours
convaincus de l’utilité des examens de laboratoire et ne sont pas
prêts à en assumer les coûts ce qui ne permet ni d’approfondir
un diagnostic ni de multiplier les analyses sur un même animal
(à titre d’exemple, il est exceptionnel de réaliser plusieurs hémocultures consécutives !). La réalisation des prélèvements s’avère
délicate et les pollutions par les flores saprophytes ou les germes
du milieu ambiant sont fréquentes. Il en résulte l’obtention de
cultures pluri bactériennes au sein desquelles l’agent étiologique
coexiste avec toute une flore de contamination.