TOXINES BACTÉRIENNES

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https://doi.org/10.54695/apmc.15.02.1538

Résumé

Le mot toxine provient du latin toxicum, auparavant du grec
« toxos » dont les origines mésopotamiennes signifient « poison dont on imprègne les flèches ». Les toxines bactériennes
regroupent des agents protéiques, plus de 600 sont caractérisés,
ou non protéiques, dont le meilleur exemple est l’endotoxine des
bactéries à Gram (-), ou lipopolysaccharide.
Cestoxines bactériennes protéiques ont destaillestrès variées
(2 kDa – 650 kDa), des origines génétiques également variées et
un fonctionnement pouvant se classer selon un certain nombre
de stéréotypes qui seront détaillés dans ce chapitre. Le fait que
les toxines perturbent les fonctions métaboliques ou immunes
de certaines cellules, tissus ou organes avec pour but essentiel
de fournir des éléments nutritifs à la bactérie, de contrôler la
réponse inflammatoire et immune de l’organisme sans notion
de préservation de celui-ci à long terme, constituent des points
généraux de bon nombre de toxines. Les toxines bactériennes
favorisent le plus souvent la multiplication bactérienne, et par
là l’invasion et l’essaimage bactériens. Les principes généraux
des toxines résultent le plus souvent soit d’une interaction avec
un récepteur membranaire ayant un rôle direct sur l’homéostasie
cellulaire, soit d’une activité enzymatique extra- ou intracellulaire, après avoir emprunté un mode particulier pour l’insertion
intracellulaire, soit encore via une activité lytique cellulaire au
niveau des membranes par la création de pores. Leur spéciation moléculaire et parfois une origine bactériophagique posent
question sur leurs origines génétiques ancestrales et leur évolution : sont-elles véritablement issues du monde microbien ?
Des phénomènes de sécrétion et de maturation particuliers
peuvent être associés à certaines toxines avant qu’elles ne soient
réellement opérationnelles. Certaines toxines constituent la part
contributive essentielle à la pathogénie de certaines bactéries
pathogènes (ex : toxines botuliques et Clostridium botulinum),
alors que pour d’autres pathogènes, nombreux sont les facteurs
qui peuvent être associés à la virulence. Il s’agit alors le plus
souvent de pathogènes les plus fréquemment isolés en milieu
hospitalier (ex : toxines de Staphylococcus aureus, de Pseudomonas aeruginosa, d’Escherichia coli).

Publiée

2016-06-01

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