NEISSERIA GONORRHOEAE ET NEISSERIA MENINGITIDIS
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https://doi.org/10.54695/apmc.14.04.1497Résumé
Le genre Neisseria de la famille Neisseriaceae,
inclue deux espèces pathogènes pour l’homme :
Neisseria gonorrhoeae, agent d’infections génitales
sexuellement transmissibles (urétrites, cervicites,
septicémies) et transmissibles de la mère à l’enfant
(conjonctivites, ophtalmies et septicémies), et N.
meningitidis, agent de septicémies et de méningites
(parfois épidémiques) ainsi que d’arthrites et de
péricardites, d’une part, et des Neisseria commensales du rhinopharynx, exceptionnellement associées à des infections invasives chez des patients
atteints de graves déficits immunitaires, d’autre part
(Holt et al., 1994). La famille des Neisseriaceae,
très hétérogène avant l’ère de la taxonomie moléculaire, hébergeait plusieurs genres, dont les
Neisseria, Branhamella, et Moraxella. Cette hétérogénéité phénotypique s’est confirmée sur le plan
génotypique. C’est ainsi, en particulier, que le pour- centage en GC varie de 48 à 56 pour le genre
Neisseria, mais n’est que de 40 à 41 pour le genre
Branhamella. Les analyses génomiques, en particu- lier par le séquençage de l’ARN 16S et l’analyse de
la stabilité thermique des hétéroduplex ADN/ADN, ont permis de modifier la famille des Neisseriaceae. Les Branhamella, et Moraxella sont groupés dans
la famille Moraxellaceae dans la classe des des γ- protéobactéries (Rossau et al., 1989). La famille
Neisseriaceae contient plusieurs genres (comme
Alysiella, Kingella et Simonsiella) (Adeolu and
Gupta 2013) mais le genre type est celui de
Neisseria. Cependant, le genre Neisseria est sujet à
de fréquents échanges horizontaux d’ADN. En raison de ces phénomènes de recombinaison inter-spécifiques la phylogénie déduite à partir des analyse
mono-génique peut différer significativement selon
la cible choisie et c’est pour cela que la phylogénie
à partir de la séquence codant pour l’ARN 16S peut
être erronée. Ce sont les analyses multi-géniques
par multilocus sequence typing MLST, et par des
séquences de gènes codant 53 protéines ribosomales ou par séquençage du génome entier qui permettent d’identifier les groupes taxonomiques du
phylum au clone (Maiden et al., 2013).