FLORE MICROBIENNE DE LA PEAU SAINE

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https://doi.org/10.54695/apmc.14.04.1492

Résumé

La peau est le plus vaste organe du corps
humain (environ 1,8 m
2
chez un adulte). Même si
des travaux récents montrent que le placenta
comporte lui-même une charge bactérienne
notable (Aagaard et al., 2014), à la naissance la
peau du nouveau né peut être considérée comme
étant globalement stérile. Toutefois, dès les pre- miers instants après la naissance, en tant qu’inter- face avec l’environnement la peau est
immédiatement colonisée par de multiples
germes d’origine maternelle ou environnementale. On a ainsi pu mettre en évidence une nette
différence entre la microflore cutanée d’enfants
nés par voie naturelle ou par césarienne
(Dominguez-Bello et al., 2010). On estime à 1012
le nombre de bactéries sur la peau d’un individu
adulte (Wilson, 2005) et environ un quart de ces
microorganismes pénètre très profondément dans
la peau via les glandes sudoripares ou sébacées et
la gaine des poils (Lange-Asschenfeldt et al.,
2011), ce qui n’est pas sans importance sur leur
physiologie (Figure 1). Toutefois, cette popula-

Publiée

2015-12-01

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