SALMONELLA

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https://doi.org/10.54695/apmc.14.02.1478

Résumé

La fièvre typhoïde, la plus grave des salmonelloses humaines, a constitué un modèle dans
l’étude des maladies infectieuses. Elle fut individualisée avant l’ère bactériologique sur la base
des signes cliniques et des lésions ulcéreuses de
l’intestin (Petit et Serres 1813, Bretonneau).
Pettenkoffer (1868) mit en évidence le rôle de
l’eau de boisson dans sa dissémination. En 1880,
Eberth observa le bacille de la typhoïde dans des
coupes de rate et de ganglion lymphatique, mais
c’est Gaffky qui en obtint la culture en 1884. En
1885, Salmon et Smith isolèrent chez des porcs
atteints de « hog cholera » aux États-Unis un
bacille que le vétérinaire français Joseph
Lignières nommera « le microbe du Hog-choléra
de Salmon » et le considérera comme l’organisme
type d’un nouveau groupe d’affection les
« Salmonelloses ». En 1896, Widal ayant eu
l’idée d’agglutiner des souches de bacille
typhique avec le sérum de malades atteints de
typhoïde, découvre la diversité antigénique de ces
bacilles. L’étude séparée des antigènes somatiques O, flagellaires H, et de surface Vi date des
travaux de Weil, Felix, et Mitzemacher en 1918. L’inventaire de la diversité antigénique de ces
bactéries, maintenant regroupées dans le genre
Salmonella a été l’œuvre successivement de
White (1926), Kauffmann (1934-1965), puis Le
Minor (1965-1989). La découverte des « îlots de
pathogénicité » à l’ère de la génomique éclaire
d’un jour nouveau l’évolution des bactéries
pathogènes et fait des Salmonella un modèle
d’étude.

Publiée

2015-06-01

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