ANTISEPTIQUE ET ANTISEPSIE
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##:
https://doi.org/10.54695/apmc.12.03.1403Résumé
Utilisés depuis l’Antiquité en traitement local
des plaies et blessures, les antiseptiques doivent
leur réputation aux travaux de Semmelweis et de
Lister, comme à ceux plus proches, de
Labarraque. L’avènement des sulfamides, puis
des antibiotiques, qui a temporairement éloigné le
spectre de la mort due à l’infection, les a fait reléguer au rang de médicaments(1) mineurs.
L’évolution actuelle de la pathologie infectieuse,
à laquelle prennent part des phénomènes aussi
divers que la résistance des micro-organismes
aux antibiotiques, les états d’immunodépression
des patients, et les pratiques thérapeutiques de
plus en plus risquées, devrait inciter à mieux utiliser les antiseptiques, c’est-à-dire à pratiquer une
antisepsie rigoureuse, bien adaptée aux circonstances. Mais la complexité de l’enjeu apparaît dès
que l’on analyse la situation actuelle où la multiplicité des indications revendiquées illustre clairement l’utopie des utilisateurs.